Phaeogalera dissimulans
Fiche descriptive macroscopique et microscopique
Classification Taxonomique
| Règne | Fungi |
|---|---|
| Division | Basidiomycota |
| Classe | Agaricomycetes |
| Ordre | Agaricales |
| Famille | Strophariaceae (ou Hymenogastraceae selon les classifications) |
| Genre | Phaeogalera |
Description Macroscopique
- Chapeau : Mesurant généralement entre 1 et 3 cm de diamètre. Il est initialement convexe puis s'aplatit avec l'âge, conservant parfois un léger ombon central. Sa surface est hygrophane : brun-suber à fauve-ochracé à l'état humide, il pâlit nettement en séchant (prenant des teintes beige-crème). La marge peut être légèrement striée par transparence lorsque le chapeau est imbibé d'eau.
- Lames : Adnées à légèrement décurrentes, moyennement serrées. Elles passent d'une couleur ocre pâle à un brun-jaunâtre ou brun-cannelle à maturité, reflétant la couleur de la sporée.
- Pied (Stipe) : Cylindrique, mince, mesurant de 2 à 5 cm de long pour 1 à 3 mm d'épaisseur. Il est de couleur similaire au chapeau ou un peu plus sombre vers la base. Il présente souvent des restes de voile partiel sous forme de fibrilles blanchâtres fugaces, mais ne possède pas d'anneau persistant bien défini.
- Chair : Mince, fragile, de couleur concolore à la surface. Son odeur et sa saveur sont souvent décrites comme faibles, parfois légèrement farineuses ou fongiques.
Caractéristiques Microscopiques
- Spores : De couleur brun-jaunâtre sous le microscope, de forme ellipsoïde à légèrement amygdaliforme. Elles sont lisses, possèdent une paroi modérément épaisse et un pore germinatif distinct. Leurs dimensions moyennes tournent autour de 8-11 × 5-6.5 µm.
- Basides : Généralement à 4 stérigmates, clavées.
- Cheilocystides : Présentes sur l'arête des lames, souvent lagéniformes ou subcapitées (en forme de bouteille ou d'épingle), contribuant à l'identification précise du genre.
Habitat et Écologie
Il s'agit d'un champignon saprotrophe. On le trouve principalement à l'automne et au début de l'hiver, croissant au sol parmi les mousses (notamment les sphaignes ou dans les pelouses moussues humides), sur les débris ligneux très dégradés, ou dans les litières de forêts de feuillus et de conifères.